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François-Dominique Roger

Liturgie du 16e dimanche du Temps Ordinaire année A

14 Juillet 2026 , Rédigé par Espace Liturgique

Liturgie de dimanche 19 juillet 2026 - couleur liturgique : vert

Que grandisse le Royaume

Dans les lectures du jour Jésus prolonge la parabole du semeur par trois autres paraboles. Celle du bon grain et de l’ivraie nous invite à ne pas nous fier aux apparences et à ne pas juger trop vite. La lecture du livre de la Sagesse souligne cette dimension de l’amour de Dieu, dont la puissance n’est pas écrasante : au contraire, il « gouverne avec beaucoup de ménagement » et nous aide à nous convertir. L’Esprit Saint, que saint Paul évoque dans la lettre aux Romains, fait grandir en nous l’espérance de voir advenir le royaume de Dieu comme un soleil qui nous éclaire, si nous croyons qu’une petite graine de moutarde peut devenir un arbre ou qu’un peu de levain est capable de soulever le monde. À nous d’accueillir ce que le Seigneur vient semer en nous


 

Première lecture - Sagesse 12, 13.16-19
« À tes fils tu as donné une belle espérance : après la faute tu accordes la conversion »

Parmi les écrivains bibliques qui invoquent, vénèrent et célèbrent la toute-puissance de Dieu et sa miséricorde, aucun n’a mis en lumière comme l’auteur du livre de la Sagesse les liens étroits entre ces deux attributs : Dieu est miséricordieux parce que tout-puissant. Force, domination et puissance se déploient dans le « soin » qu’il prend « de toute chose » et dans le ménagement qu’il réserve à tous. L’auteur va encore plus loin, en concluant que Dieu agit avec miséricorde pour nous enseigner à faire de même, par amour pour tout être humain : ainsi le juste doit-il se montrer « humain ». Voilà qui ajoute, selon les mots de l’auteur, « une belle espérance », car Dieu, « après la faute », accorde « la conversion »

 

Psaume - 85
« Toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de vérité… regarde vers moi »

Le psaume 85 oscille entre supplication et confiance. Le psalmiste réclame l’attention de son Dieu : son écoute, son regard et son pardon. Il vit une certaine détresse, mais sa confiance en Dieu demeure inébranlable. Car il connaît d’expérience sa patience et sa propension à pardonner : Dieu est bon, plein d’amour et de tendresse et il « fait des merveilles ». Pour le psalmiste, comme pour l’auteur du livre de la Sagesse, la miséricorde est l’un des plus grands signes montrant que Dieu est « le seul », l’unique vrai Dieu. Toute-puissance divine et miséricorde sont, là aussi, inséparables.

 

Deuxième lecture - Paul aux Romains ( 8, 26-27 )
« L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse »

Saint Paul souligne le rôle de l’Esprit Saint. Dans ce chapitre 8 de la lettre aux Romains, il le nomme dix-huit fois. L’extrait de ce dimanche est très court, mais il souligne un rapprochement intéressant : l’Esprit Saint intercède pour les fidèles, et il nous apprend à prier comme il faut. « Prier comme il faut », ce n’est pas adresser à Dieu une quantité de demandes, mais c’est entrer dans sa volonté. Prier, c’est d’abord ouvrir notre cœur à la présence de Dieu : l’Esprit Saint nous y aide.

 

Evangile - Matthieu ( 13, 24-43 )
« Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson »

Qu’il s’agisse du « bon grain », de la « graine de moutarde » ou du « levain » dans la pâte, il est chaque fois question de la croissance mystérieuse du Royaume. Les deux semeurs et la femme qui prépare la pâte sont gens d’espérance : ils font confiance à la semence et au levain. Dans l’autre parabole, en revanche, un « ennemi » survient et sème de l’ivraie qui risque d’étouffer le bon grain. Jusqu’au temps de la moisson, c’est-à-dire du Jugement, le bien et le mal coexistent. On peut rêver d’éradiquer le mal. Mais seul le maître qui a semé le bon grain pourra faire ce tri. Ce maître est l’image même d’un Dieu de miséricorde, qui demeure patient par rapport à tous et leur accorde, aux mauvais comme aux bons, le temps du repentir et de la conversion. C’est à la confiance, à la patience et à l’espérance que Jésus nous appelle


Mettre en œuvre la liturgie

Points forts

Le décor visuel : 
La liturgie fait appel à tous nos sens. Nous écoutons, parlons et chantons. Mais notre regard soutient notre prière. Par les œuvres d’art du lieu où est célébrée la messe, mais aussi par la manière de l’agencer et de le décorer. Comme proposé dimanche dernier, des céréales, des fleurs, peut-être aussi de la mauvaise herbe, aideront à mieux accueillir les paraboles dans lesquelles Jésus utilise de nombreuses comparaisons avec la nature qui germe en ce début d’été.

Accueillir les fidèles : 
Nos assemblées n’ont pas le même visage que le reste de l’année. Selon les lieux, elles peuvent être plus ou moins nombreuses, avec une présence ou une absence d’enfants et de familles. L’accueil avant la messe par le prêtre et des personnes de l’équipe liturgique et paroissiale n’en prend que davantage d’importance. Cela permet de mieux s’adresser aux fidèles et de les aider à entrer dans la manière habituelle de vivre la liturgie.

Les événements du monde :
Avant l’arrivée du Tour de France dimanche prochain a lieu aujourd’hui la finale de la Coupe du monde de football. De nombreux paroissiens sont passionnés par ces événements et passent du temps à les suivre. D’autres événements locaux ou internationaux ont pu se produire récemment, qu’ils soient heureux ou malheureux. Dans le mot d’accueil et la prière universelle, mais aussi dans l’homélie, on tiendra toujours compte de ce qui marque la vie des membres de l’assemblée.

 

Mots clés

Faute et conversion :
La miséricorde de Dieu est annoncée tout au long du livre de la Sagesse. Dans la première lecture, il est rappelé que, même si Dieu dispose d’une puissance infinie, il « juge avec ménagement ». Il fait preuve d’une étonnante patience lorsqu’il attend la conversion des pécheurs. Et c’est cela qui nous donne une « belle espérance » : après la faute, le Seigneur accorde la conversion. Une conversion qui peut être sans cesse renouvelée, jusqu’à l’avènement du Royaume, comme le dit Jésus dans l’évangile. 

Notre faiblesse :
En écho au livre de la Sagesse qui souligne la miséricorde de Dieu, l’apôtre Paul évoque notre faiblesse. Malgré notre bonne volonté, nous avons du mal à prier « comme il faut » L’Esprit Saint nous est donné etvient au secours de notre faiblesse. C’est une manière d’affirmer que notre relation à Dieu, dans notre prière, n’est pas l’expression de notre volonté de bien faire, mais davantage de notre abandon à la présence de l’Esprit Saint. Comme l’ont exprimé bien des saints, il s’agit moins de vouloir à tout prix être parfait que d’ouvrir nos cœurs et nos vies à l’Esprit qui intercède pour nous.

Des petits commencements :
Le monde dans lequel nous vivons est difficile et il nous arrive souvent de n’en retenir que les aspects violents et négatifs, auxquels nous participons par notre manière de vivre. Comme dimanche dernier– et dimanche prochain – Jésus rappelle que le royaume de Dieu est souvent cont

enu dans de petits gestes, et que notre manière de le vivre n’est pas parfaite. Mais il a une force incroyable, comme le levain ou une graine de moutarde, à condition que nous laissions l’Esprit Saint lui permettre de grandir en nous et autour de nous.

 

« Annoncez la nouvelle : le royaume de Dieu est là, tout près de vous »

Equipe Liturgique@Evangile - extrait de PrionsenEglise - illustration PrionsenEglise - peinture bernadette Lopez

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