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François-Dominique Roger

Liturgie de la Parole - 19e Dimanche du Temps Ordinaire - 10 août 2025

5 Août 2025 , Rédigé par Espace Liturgique

Dimanche 10 août 2025 -b19e dimanche du temps ordinaire C - Couleur liturgique : vert

Dans les lectures du jour
Le grand enjeu de la vie des hommes est de vivre leur présent selon l’idée qu’il se font de l’avenir. Le sage de l’Ancien Testament s’appuie sur les événements du passé pour fonder sa foi en Dieu qui a réalisé sa promesse : libérer son peuple de ses ennemis. C’est ce que reprend la lettre aux Hébreux, insistant sur la foi qui a animé les grands témoins comme Abraham et Sarah. Cette foi leur a permis d’accueillir les actions de Dieu en leur faveur. De même, le Christ, par une parabole, appelle ses disciples à vivre dans l’attente du retour de leur Maître et dans l’esprit que lui-même a mis en pratique : un esprit de service. En lui obéissant, nous serons des serviteurs fidèles

 

Première lecture - Sagesse 18, 6-9
 « Assurés des promesses auxquelles ils avaient cru »
La foi du peuple hébreu s’appuie davantage sur les actions salvifiques de Dieu que sur des dogmes. La Sagesse de l’Ancien Testament rappelle la sortie d’Égypte qui est la preuve suprême, à la fois, de la fidélité de Dieu et de sa puissance d’action. C’est pourquoi cet événement est célébré comme un mémorial aux fêtes de la Pâque.

Psaume - 32
 « Nous attendons notre vie du Seigneur » 
Ce qui fait la joie du croyant n’est pas d’abord d’être exaucé dans ses demandes présentées au Seigneur mais de savoir qu’il tient sa vie de Dieu. La foi consiste à être assuré de la bonté de Dieu, ce qui permet de vivre, dès aujourd’hui, dans l’espérance que l’amour de Dieu se manifestera.

Deuxième lecture - Hébreux 11, 1-2.8-19
 « La foi est une façon de posséder ce que l’on espère » 

L’auteur de la lettre aux Hébreux livre ici un témoignage éclatant sur la foi des « anciens », qu’il décrit comme étant « une façon de posséder ce que l’on espère ». Parmi ces anciens, les patriarches Abraham, Isaac et Jacob, sans oublier Sara, l’épouse d’Abraham et la mère d’une « descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel ». Tous les quatre étaient « des étrangers et des voyageurs », et ils ont cheminé en aspirant « à une patrie meilleure, celle des cieux ». Aucun d’eux, cependant, n’était né en terre d’Israël, mais tous ont cru dans les promesses de Dieu. Abraham demeure le père des croyants, juifs et chrétiens, interpellés par Jésus qui les invite à faire « les œuvres d’Abraham ».

Évangile - Luc 12, 32-48
 « Restez en tenue de service » 

Jésus vient de fustiger les pharisiens et les docteurs de la Loi qui chargent « les gens de fardeaux impossibles à porter », alors qu’eux-mêmes n’osent pas y toucher . Il s’en prend à leur duplicité et les accuse de bâtir les tombeaux des prophètes que leurs pères ont tués. Sorti de la maison du pharisien qui l’avait invité, Jésus retrouve les foules et ses disciples. Il qualifie ces derniers de « petit troupeau » et insiste sur le bonheur qui leur est donné d’avoir déjà part au Royaume. S’ensuit une série de recommandations positives : la pratique de l’aumône, la recherche cordiale d’un « trésor inépuisable », la « tenue de service » et l’attente du « maître à son retour des noces ». Ces propos s’appliquent à tous, y compris les disciples. Tous doivent se comporter comme « l’intendant fidèle et sensé » que le maître, à son retour, pourra féliciter pour avoir bien accompli sa tâche.
 

Mots clés

La délivrance pascale :
La Pâque juive célébrait la libération de l’esclavage en Égypte : une véritable délivrance, sur laquelle s’appuie le livre de la Sagesse pour en rappeler sa signification (la foi du peuple hébreu) et la manière dont elle est fêtée (offrir un sacrifice). Nos fêtes pascales prolongent et couronnent notre libération du péché.

Petit troupeau :
Les prophètes d’Israël et les derniers écrits de l’Ancien Testament soulignent que, malgré les destructions, un petit reste du peuple sera épargné. C’est alors un « petit troupeau ». Il est le signe de la miséricorde de Dieu et de l’espérance d’une résurgence de la puissance de ce peuple. 
C’est à partir de ces « quelques-uns » que Dieu redonnera vie.

Le trésor :
Ce qui nous est le plus cher constitue notre trésor. On comprend pourquoi ce mot est courant dans la Bible. Si le trésor évoque souvent les richesses spirituelles ou de sagesse, il devient, dans l’Évangile, une image pour désigner les richesses du royaume de Dieu. Les richesses matérielles peuvent même être des obstacles à l’entrée dans le Royaume.

 


Equipe Lturgique@Evangile - Extrait de prionsenEglise - François-Dominique Roger

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