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Panorama du berceau du fer

Articles avec #meditation tag

Royaume Equitable

20 Septembre 2020 , Rédigé par Equipe Liturgique Publié dans #Meditation

Jésus ne serait peut-être pas un bon chef d’entreprise ! Des grèves pourraient se déclencher si les employés étaient payés au même tarif quels que soient leur temps de travail, leur compétence, leur performance… Il nous faut passer de la logique de l’entreprise à la logique du royaume des Cieux, de la rentabilité au don gratuit.

Dans cette parabole, Jésus nous donne à contempler la surabondante bonté de Dieu envers nous, ouvriers de la première ou de la dernière heure. Tous, qui que nous soyons, nous sommes aimés, mais aussi appelés et attendus de Dieu. Le salut est pour tous et sa miséricorde est infinie.

La bonté de Dieu est une grâce et aussi une joie à accueillir. Chacun recevra la même récompense et personne ne pourra obtenir davantage. Cette récompense, c’est le Christ lui-même, que les enfants de la première communion de nos communautés de paroisses reçoivent ces derniers temps : vie eucharistique « pour la gloire de Dieu et le salut du monde » qui n’a pas d’autre salaire que cette joie du maître d’y introduire chacun. Que peuvent-ils recevoir de plus beau ?

La parabole de l’ouvrier de la dernière heure peut être reçue à la fois comme un message d’espérance et une invitation à réajuster notre relation à Dieu. « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres. »

Equipe Evangile@Peinture – Extrait de Panorama des sœurs de Notre-Dame de Beaufort – Peinture berna - Fribourg

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Le Pardon rend l'esprit libre et heureux

13 Septembre 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Le Christ souligne avec insistance la nécessité de pardonner aux autres : lorsque Pierre lui demande combien de fois il devrait pardonner à son prochain, il lui indique le chiffre symbolique de « soixante-dix fois sept fois », voulant lui montrer ainsi qu'il devrait savoir pardonner à tous et toujours.

Il est évident qu'une exigence aussi généreuse de pardon n'annule pas les exigences objectives de la justice. La justice bien comprise constitue pour ainsi dire le but du pardon. Dans aucun passage du message évangélique, le pardon, ni même la miséricorde qui en est la source, ne signifient indulgence envers le mal, envers le scandale, envers le tort causé ou les offenses. (...) La réparation du mal et du scandale, le dédommagement du tort causé, la satisfaction de l'offense sont conditions du pardon. (...)

La miséricorde toutefois à la force de conférer à la justice un contenu nouveau, qui s'exprime de la manière la plus simple et la plus complète dans le pardon. Le pardon en effet manifeste qu'en plus des processus (...) caractéristiques de la justice, l'amour est nécessaire pour que l'homme s'affirme comme tel. La miséricorde nous réquisitionne et nous permet de repartir libres et heureux.

L'accomplissement des conditions de la justice est indispensable surtout pour que l'amour puisse révéler son propre visage. (...) L'Église estime à juste titre que son devoir, que le but de sa mission, consistent à assurer l'authenticité du pardon.

Equipe Evangile@Peinture - Saint Jean-Paul II (1920-2005) - Encyclique « Dives in misericordia » - Peinture Berna - Fribourg
 

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Parole commune

6 Septembre 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

L’affaire ne semble pas grave. Et cela arrive souvent d’être blessé par l’autre... Que l’on “laisse couler” ou que l’on aille demander des comptes, tout semble rester comme “inscrit” quelque part et douloureux. La page d’évangile du jour nous rappelle plusieurs choses en jeu dans nos “aventures” relationnelles.

Il y a comme deux niveaux à ne pas perdre de vue. Tout est dans les mots offerts. Le premier qui apparaît, c’est que ce qui nous arrive touche à notre fraternité. C’est le bien qui est touché, des deux côtés. Et puis qui dit fraternité, dit aussi filialité et famille. Nous sentons d’entrée que l’événement ne touche pas simplement deux personnes, mais toute une maison familiale reliée par des liens indélébiles, précieux, justifiant le déploiement de certaines démarches pour sauver la relation. Le mot n’est pas trop fort. Le péché, c’est ce qui conduit à la mort. C’est ce qui coupe de Dieu, l’auteur de la vie. Il y a donc urgence à ne pas laisser les choses en l’état, mais à réveiller le lien, le frère et à le réintégrer dans la maison commune, ce bien commun qu’est la fraternité, climat de toute communauté. Si la fraternité est blessée et perdue de vue, c’est alors toute la communauté qui est en danger.

C’est la charité, l’âme de la vie commune, qui est blessée. Et c’est à ce titre que la communauté doit s’impliquer dans la résolution du conflit. Un membre souffre, tous souffrent. La fraternité et la communauté qui en découlent sont des réalités théologiques. Elles regardent Dieu. C’est en lui qu’elles s’originent. Et quand ce regard est perdu ou détourné, cela se répercute dans les relations fraternelles qui deviennent comme mortes, privées de ce qui devrait les alimenter. La communauté relève du soin de chacun-e de la voix du Père en soi. Dieu crée. Il crée la charité, la fraternité, la communauté... et tous biens dont nous avons besoin pour vivre. Ne quittons pas ce lieu, cette main de Dieu qui nous tient ensemble. Écoutons le sien, battant dans le sanctuaire de notre cœur et injectant la joie et l’amour de l’autre.

Et puis ce bien de la communauté fraternelle, souhaitons-le pour tous, que rien ni personne n’en soit exclu. Faisons-en une mission... Rendons visible notre espérance par le ministère de la prière. Exerçons ainsi notre ressemblance avec Dieu notre Père. Désirons avec lui, par-dessus-tout, l’amour... notre pain de tout jour, sur la terre comme au ciel !


Equipe Evangile&Peinture – M.M Minassian – Peinture Berna - Fribourg - Guy Tribout

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Perdre sa vie pour son prochain

30 Août 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Si quelqu'un veut marcher à ma suite

Pour « sauver » nos vies, on nous a demandé de nous confiner. Pour « sauver » nos vies, il nous a fallu nous tenir à distance les uns des autres, sortir le moins possible, éviter les rassemblements… Il nous a été demandé de perdre une des composantes essentielles de la vie humaine : la rencontre de l’autre en chair et en os.

Qu’avons-nous ainsi sauvé ? Nous avons assurément évité que l’épidémie ne fasse davantage de morts. Mais à quel prix, psychologique, spirituel, économique ? L’autre est devenu un danger : n’est-il pas un porteur sain qui s’ignore ? La parole de Jésus résonne alors avec une force particulière : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la trouvera. » « Perdre » sa vie, au sens où l’entend Jésus, c’est renoncer à soi-même, prendre sa croix et le suivre.

 « Prendre sa croix signifie s’engager à vaincre le péché qui entrave le chemin vers Dieu, accueillir chaque jour la volonté du Seigneur, faire grandir sa foi surtout face aux problèmes, aux difficultés, à la souffrance. »

aller chercher de l'eau à l'Uttar en Inde

Délivrés du souci de nous-mêmes puisque Dieu « prend soin de nous », nous pouvons « perdre » notre vie dans le service du prochain en « présentant à Dieu notre corps en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu », c’est-à-dire en reproduisant dans nos vies ce que le Christ réalise dans l’eucharistie : « Ceci est mon corps livré pour vous. »

 

Equipe Evangile@Peinture - Père Emmanuel Schwab – PrionsnenEglise – Peinture Berna Fribourg

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Epiphanie engageante

23 Août 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Aujourd’hui, Jésus va à la pêche... il va chercher ses disciples. Ils ont beau marcher avec lui, leur proximité ne se mesure pas à ce côte à côte. Jésus le sait. Il va donc s’en rapprocher lui-même et leur faire faire l’expérience de la croisée des chemins. C’est quand la croisée des chemins ? C’est quand une question vient nous rencontrer, appeler une réponse. Jésus y va en douceur. Il passe d’abord par l’étape de la restitution. Où en sont les autres ? Que disent-ils ? Les autres sont dans la multiplicité de réponses. Mais nous ? Où nous trouvons-nous ?
 

Jésus personnalise les siens en les provoquant à la réponse. Dieu crée en différenciant. Il nous extirpe de la masse des autres pour nous faire exister comme répondant. Il fait advenir les siens à la réponse. Mais l’expérience n’est pas celle d’une simple consistance personnelle, ou d’une intelligence au-dessus de la moyenne. C’est plutôt le surgissement en soi de cet autre qui vient me chercher. La réponse qui traverse Pierre n’est pas de lui. Il est en chemin avec elle. Elle ne peut se laisser enfermer dans des mots. Elle le déborde, le dépasse et l’entraîne à comprendre ce que cela veut dire. Cette réponse regarde Jésus et son mystère. Elle ne dit rien de Pierre en réalité. Et c’est bien cela qui va fonder le juste rapport entre Jésus et ses disciples. C’est le fondement de toute l’Église trouvant en Pierre son porte-parole qui transcende le temps et incarne sa vocation d’être parmi la multitude cette confession permanente et humble du Fils de Dieu.
 

Aujourd’hui Pierre reçoit son baptême. Baigné par l’Esprit Saint qui lui souffle ce qu’il ne saurait dire de lui-même, il vit cette expérience originelle, ce dialogue initiatique qui le propulse dans sa vocation nouvelle : être un répondant du Christ. C’est Jésus qui institue. Il n’y a pas d’autre cooptation possible puisque c’est lui qui se dévoile en chemin à ceux qu’il rencontre. Jésus a bâti son Église sur ce dialogue permis par cette proximité et cette intimité de la marche ensemble. Il bâtit son Église dans cette initiation à l’écoute et à la parole. Il a voulu pour elle cette fonction de porte-parole de l’Esprit d’Amour. Ce n’est pas en vue d’elle-même, mais du Royaume dont elle a reçu les clés. Seigneur, tu as les Paroles de la vie éternelle. A qui irions-nous ?

Equipe Evangile&Peinture - M-D Minassian – Peinture Barnadette Lopez

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Une main tendue

9 Août 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

Peut-être que, comme Élie à l’Horeb, il nous est arrivé de guetter le passage du Seigneur ces derniers mois. Où donc était-il alors qu’un ouragan sanitaire s’abattait sur notre monde faisant trembler tant de nos certitudes ? Élie en a une : le Seigneur passe. Sa foi le tient et il se tient à sa foi comme à une rambarde. Le prophète reste solidement ancré à la parole du Seigneur et peut le reconnaître dans le murmure d’une brise légère.

Pas de mer calme ni de mer ridée pour l’apôtre Pierre. Aux assauts météorologiques s’ajoutent les sursauts de la foi pour ce pêcheur d’hommes témoin d’une multiplication des pains inattendue. Qui est-il ce fantôme qui marche sur la mer ?

Au milieu de la tempête pourrait-il s’agir du Seigneur ? La foi de Pierre a un visage, une voix, et bientôt, une main tendue. Cette foi est un appel à faire confiance et à chasser toute peur, une main à saisir pour sortir des profondeurs du doute et être sauvé. Pierre tient au Seigneur et le Seigneur tient à Pierre.

Aujourd’hui encore, le Seigneur nous rejoint à la fin de la nuit, sur l’autre rive du lac. Il nous tend sa main pour marcher avec lui, peu importe combien de temps, sur la mer déchaînée de nos souffrances et de celle de nos proches.Prends notre désir de marcher vers toi et garde-nous à flot, dans la mémoire de ta main toujours prête à nous saisir. Oui, il est vraiment le Fils de Dieu.

                                  Equipe Evangile@Peinture - Karem Bustica - Prions en Église                             Image JardiniersdeDieu

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Le royaume de Dieu est au milieu de nous

26 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La rencontre de Dieu est un bonheur caché au plus intime de notre être, mais nous ne savons pas le trouver. Nous cherchons tous le bonheur à l’extérieur de nous et nous ne le trouvons pas, alors nos pas s’égarent. « Trouver un trésor » peut éveiller notre imagination. Jésus essaie de nous faire comprendre quel trésor nous avons à découvrir en le reconnaissant comme notre Sauveur.

Le royaume des cieux est comparable à un trésor caché, à une perle fine, ou encore à une pêche fructueuse. Un trésor enfoui dans un champ nécessite qu’on le cherche, que l’on remue la terre pour le trouver. Il nous faut faire preuve de foi. Trois paraboles nous orientent ainsi pour désirer le bonheur qui vient de Dieu.

C’est par une prière que nous pouvons y parvenir, comme Salomon préoccupé par l’essentiel, qui demande la sagesse. "Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache discerner le bien." Le bonheur du Royaume de Dieu est la valeur sans pareille. En effet, le Royaume des Cieux est au milieu de nous et c’est là, caché dans notre apparent quotidien, en attente de notre cœur pour y discerner ce que Dieu y voit : chacun de nous, enceints de sa vie.

Devenons donc citoyens du Royaume et laissons-nous posséder par sa joie que rien n’éclipse et par son regard qui embrasse tout !
 

Equipe Evangile&Peinture – Peinture Bernadette Lopez

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Divine économie

19 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

L’évangile du jour nous plonge dans la dynamique du Royaume et son économie sereine. Un trépied apparaît dans les paraboles employées. Il constitue comme la marque de fabrique du Royaume. Il est d’abord objet de soin. On attend d’un champ qu’il reçoive les semences afin qu’elles donnent leur fruit. Le Royaume est de l’ordre de cette promesse contenue dans le grain semé. Il est ce geste ample qui offre au grain la terre qui le portera à maturité. Il est aussi de l’ordre du réalisme. Le Royaume est conscience des forces contraires à l’œuvre pour étouffer la vie. Mais il est aussi gestion sereine du risque. Plus encore, le Royaume est force tranquille qui fait confiance au temps, et à la puissance présente au cœur du vivant.

La chimie du Royaume est fondamentalement espérance. Elle mise sur l’effet de levier. Le mal présent tout autour ne peut l’empêcher de se développer, au contraire. Le mal révèle le bien et le décuple. La pression et la crise ont une fonction d’engendrement. La vie est le fruit d’un combat spirituel qui passe par le cœur de chacun et en appelle le meilleur. Cette connaissance se mue alors en confiance qui investit le temps et guette le moment qui lui donnera raison. La sagesse n’est rien d’autre que ce témoignage rendu à l’économie divine qui sait le bien semé dans notre monde, caché au cœur de tous les hommes et femmes de bonne volonté. L’adversité n’est rien d’autre que ce tremplin pour le bien.

La sagesse nous fait signe aujourd’hui. Elle dresse inlassablement la table de la Parole livrée et partagée, ne rechigne pas devant les difficultés et les âpretés de la vie. Elle sait ce que donne la patiente endurance et persévérance dans la bonté. Elle ne prend pas peur devant l’exigence de conversion qu’elle implique. Le semeur veille sur le fruit à venir. Il a été semé pour le bonheur du monde. Il réquisitionne les forces cachées de la nature et veille sur la saine croissance des balises vivantes du Royaume.

Les justes et leur lumière ne faibliront pas quand bien même les ténèbres les réclament et se nourrissent de tout espace laissé en friche. Le semeur est tout proche. Il laisse venir le temps de la moisson. Donnons-lui raison.

Equipe EvangilePeinture – M-D Minassian – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

 

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Parole livrée

14 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

La foule rassemblée autour de Jésus dans l’Evangile du 15e dimanche du temps ordinaire est bien là pour une seule et même chose : l’écouter. Pourtant, il est une parole qui va aller plus loin sonder les reins et les cœurs. Que devient cette Parole une fois livrée ? Qu’en font ses auditeurs ? En employant l’image du grain Jésus renvoie au cycle de vie de la nature et favorise la compréhension dynamique de ce qui est en train de se vivre. Jésus fait faire retraite à ceux qui l’écoutent. Il les renvoie à leurs terres profondes pour scruter ce qui se passe avec le grain reçu. Lui a été semé sans retenue.

Désormais le grain est abandonné à des facteurs extérieurs à lui-même, à la nécessité de cette terre accueillante dans laquelle il trouvera les conditions favorables pour se développer et porter son fruit. La part du semeur est acquise : le grain a été semé.

Qu’en est-il désormais du fruit attendu ? C’est dans le cœur des disciples qu’il faut scruter sa croissance.. dans le travail patient de l’écoute et de l’obéissance. Trois verbes résument cette dynamique féconde du disciple : comprendre, durer et veiller.

Prendre avec soi cette Parole, faire chemin avec elle, sans quitter son exigence, persévérer dans son écoute jusque dans nos couches profondes où son espace de vérité peut enfin éclater et se déployer. La Parole ne veut pas de notre surface ni de nos enthousiasmes éphémères. Elle vient solliciter nos fondements, visiter nos principes, sonder nos critères de discernement. Elle vient interroger nos mouvements, nos passions, nos choix, nos projets, nos résistances. Elle met à jour notre cohérence, la met à l’épreuve. Elle ne cherche rien d’autre que le meilleur de nous-mêmes qu’elle vient révéler à qui cherche vraiment. Et c’est peut-être la clé de ce processus. Elle se nourrit du désir de celui qu’elle rencontre.
 

La Parole tend à dévorer celui qui la reçoit. Loi de la nature qui d’un mourir fait naître... il y a certainement un mourir qui doit advenir pour que la naissance attendue survienne. Nous voici dans le silence qui les précède. Dieu a donné son fruit : Parole livrée. Il appelle le nôtre : Parole rencontrée, reçue, crue, méditée, mise en vie dans les profondeurs de notre désir d’aimer, partagée dans la vérité d’un sourire, la force d’une patience, l’extrême d’un pardon en gestation.

La vie souterraine de cette Parole nous regarde et nous convoque : c’est l’Église. L’assemblée des ensemencés de la Parole qui rend grâce pour le Semeur, son grain et son fruit dont nous sommes tous enceints par grâce. Il y a de quoi faire eucharistie, prière de communion spirituelle si nous cherchons bien !
 

Equipe Evangile@Peinture- M.D. Minassian- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

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Divin abri

5 Juillet 2020 , Rédigé par E.C.P. Publié dans #Meditation

C’est rare de se trouver aux premières loges de la prière de Jésus. C’est ce que nous constatons-nous dans l’évangile d’aujourd’hui ? Dans le cœur de Jésus, c’est la joie même du Père qui résonne. Jubilation profonde qui lui vient de voir l’œuvre du Père, la réalisation de son dessein d’amour.

Oui, l’œuvre du Père se donne à voir au priant. La prière est reconnaissance. Elle pose des mots, elle verbalise ce qui se révèle au cœur abandonné. Le priant est un voyant. Il ne voit pas l’avenir mais le présent de Dieu et de son action. Le priant est celui qui a pris abri dans le cœur du Christ. Les mots viennent de lui. Il les remplit de sa Présence au Père qui l’habite. Le priant devient à son tour l’abri de toute la création qui peut s’y réfugier et y trouver le Christ, cœur vibrant de chaque mot ouvert au Père.
 

La prière est aventure. Elle est pain et vin pour la route. Elle nous tient en espérance. Elle voit ce que notre regard ne peut atteindre par lui-même. Elle nous repose en nous attirant dans la bonté cachée en toute chose, en tout être. La prière nous introduit dans la face insondée du créé pour l’appeler à sa lumière.

Le combat est d’entrer dans le repos du Christ, dans l’écoute de sa douceur, dans l’humilité de son vouloir qu’il dépose au creux de notre cœur. Il se tient sur notre palier, prêt à nous enrôler pour devenir les gardiens de son dessein, les relais de son espérance, les témoins de sa présence, les allumeurs de sa joie.
 

Il est temps d’aller puiser à la source, à son cœur où nous sommes tant aimés pour être renvoyés, larrons priants et rassasiés, pour aller à la rencontre de ceux que Dieu veut aimer. Son amour est sans repos et sa joie inlassable.


Equipe Evangile@Peinture - Marie-Dominique Minassian- Peinture Bernadette Lopez

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