Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Accueil

  • : Le blog de l'EAP et des paroisses du Berceau du fer
  • Le blog de l'EAP et des paroisses du Berceau du fer
  • : Paroisse catholique St Martin Hayange, Communauté paroisses du berceau du fer, Serémange, Neufchef, Ranguevaux. Messe, baptême, mariage, communion, Secours Catholique. Prières universelles...
  • Contact

Notre Dame de Hayange

dame 3

Recherche

23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 07:57

Étonnante parabole qui nous entraîne dans les campagnes et les champs. Jésus compare le Royaume des cieux à un homme qui, après avoir ensemencé sa terre avec du bon grain, est dans l’attente de la moisson. Mais au milieu des blés pousse l’ivraie, non désirée et non attendue. Mauvaise nouvelle portée par le vent au milieu du bon grain. Combat entre la bonne et la mauvaise graine. Au milieu des blés, l’ivraie dérange.

 

Que faire désormais ? Au temps de Jésus, les paysans étaient habitués à trouver l’ivraie au milieu des blés et à la voir se développer en même temps que la bonne semence. Ils n’avaient pas d’autre solution que la patience. Ils attendaient le temps de la moisson pour séparer les épis de blés des herbes inutiles.

 

Les disciples de Jésus sont souvent étonnés de voir combien le Mal résiste à la parole de Jésus. Sans doute étaient-ils tentés par la même impatience que celle qui nous habite aujourd’hui quand nous voulons qu’advienne le règne de Dieu.

 

Avec cette parabole, Jésus nous invite à la patience. Le temps de Dieu n’est pas le temps des hommes et rien ne sert de précipiter la moisson. Chaque chose se fera en son temps. L’ivraie est semée au cœur du monde comme sans doute aussi dans notre propre cœur.

 

Si cette parabole nous invite à en prendre conscience, elle nous rappelle aussi la tendresse et la patience du moissonneur. Dieu prend son temps pour que nous ayons à notre tour le temps de faire le tri en nos cœurs. Bon grain et ivraie ne font pas bon ménage en nos vies.

 

Quand l’heure est à la moisson, il nous faut séparer, trier, mettre de l’ordre dans nos vies et dans nos cœurs. Puissions-nous donc recevoir, corps et sang, la résistance et la force pour cette croissance du Royaume.

 

Prions en Eglise juillet 2017 -Père Benoît Gschwind, assomptionniste – Peinture Bernadette Lopez – Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 08:22

La parole de Dieu est unique. Elle dit ce qu’elle fait et elle fait ce qu’elle dit dans nos vies ; comme lorsque nous disons « merci » ou « pardon ». Au moment même où nous prononçons ces mots, nous avons remercié et demandé pardon. Durant cet été, allons à l’essentiel. La parole du Seigneur agit dans nos vies. Prenons le temps de la voir à l’œuvre et d’en contempler les fruits. « La parole qui sort de ma bouche ne me reviendra pas sans avoir accompli  sa mission ». (Isaë 55, 10-11).

Le Christ nous ouvre à ce mystère du « Verbe fait chair ». En lui, tout est dit de l’humilité d’un Dieu qui a décidé de parler au cœur de l’homme et de le rejoindre sur ses propres chemins. Pour saint Paul, la parole de Dieu transforme au point de faire naître une création nouvelle. «  la création tout entière gémit ». À nous de vivre à la hauteur d’un Dieu qui nous enfante à chaque instant. « nous aussi en nous-même nous gémissons ».

 

Il nous est parfois difficile d’écarter « les soucis du monde et les séductions de la richesse ». Mais si nous ne prenons pas de la distance avec l’agitation habituelle de nos vies, nous risquons de passer à côté de ce qui nous est promis. La parole de Dieu est une promesse : celle d’un avenir glorieux déposée au sol de nos vies. « nous attendons la rédemption de notre corps ».  Il nous revient de l’accueillir, d’en prendre soin et d’en porter les fruits. Tant de voix discordantes peuvent recouvrir la Parole authentique et nous détourner de l’essentiel. Dieu est la vraie lumière sur nos chemins.

 

Durant l’été, ne craignons pas de nous exposer à la clarté de l’Esprit Saint. Libérés par le Christ, nous sommes désormais libres de marcher avec lui vers sa gloire. Sa parole n’a pas fini de porter son fruit. « Heureux vos yeux puisqu’ils voient, et vos oreilles puisqu’elles entendent ! » (Mt 13, 16).

 

Extrait de prions en Eglise – Père Vincent Leclercq – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:03

Ce texte résonne bien en ce temps de vacances! Il nous livre le secret de la vie heureuse selon Jésus. Entrons dans ce texte. Il débute par cette exultation qui s'adresse à son Père. Il se réjouit de ce que les tout-petits ont reçu comme révélation. Ils sont les destinataires privilégiés d'une connaissance cachée à ceux que l'on considère habituellement comme l'élite. Dieu choisit de se donner aux tout-petits, aux laissés pour compte. Cette connaissance n'est pas sagesse ou déduction. Elle ne peut être acquise. C'est un don.

 

Cette connaissance est un mystère d'intimité et de communication entre le Père et le Fils et ceux qu'ils choisissent pour témoins. Connaître Dieu c'est être introduit dans le cœur à cœur du Père et du Fils. C'est être pris dans ce grand désir du Père et du Fils que les hommes et les femmes aient la vie en plénitude. Jésus nous indique la route: je suis celui par qui tu peux t'avancer vers le bonheur qui est de s'aimer. Viens, nous dit Jésus, viens prendre ma vie et recevoir un bonheur que tu n'imagines pas et qui ne peut pas se conquérir. Viens recevoir ma vie, corps et sang, pour vivre comme moi à partir du Père et tressaillir de sa joie en vivant l'amour.

 

L'essentiel est tracé. Jésus le trace pour nous pour chaque jour. Sa Parole nous façonne, nous invente, nous distribue aux autres comme du bon pain. Car aujourd'hui c'est sur nous qu''il compte pour être le visage du Père pour ces tout-petits. Puissions-nous donc être au rendez-vous des vacances et nous rebrancher sur l'essentiel: sur Jésus !

 

Equipe Evangile@Peinture- Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

 

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 08:07
celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau...

 

Avant de les envoyer en mission, Jésus pousse loin les exigences de ce qu'ils vont vivre. Mais comment savoir si on va être à la hauteur ? En entendant cela, les apôtres ont dû certainement se sentir dépassés, ou écrasés. Rien n'est dit. Ils ont juste vu Jésus à l'œuvre le temps qu'ils l'ont accompagné. Ils n'ont rien d'autre sur quoi s'appuyer pour s'engager plus avant dans cette aventure sur les dires de cet homme.

De fait, devant cet envoi en mission, ils sont moins appelés à un calcul qu'à un engagement de toute leur vie au mépris de ce qui compte le plus pour eux. Ce sera l'expression permanente d'une préférence, d'une attirance qui va manifester la vérité du choix de s'engager de tout son être dans le projet d'un autre. Il y a de quoi se sentir dépassé.

 Comment le désir peut-il aller si loin sans prendre peur ? Ici se joue un acte de foi fondamental envers Jésus. Il devient le centre, le motif, la récompense de la vie de son disciple, de ses joies, de ses peines. La vie de Jésus prend le dessus sur la sienne. Il devient son cœur battant. Et le disciple devient sa propre chair: communion d'itinérance à la rencontre de l'humanité perdue vers la source de tout bien. Voilà le peuple des sauvés qui se sont laissés aller à croire en cette vie du Fils de Dieu: par lui, avec lui et en lui.

Tous les dimanches nous célébrons la joie de notre cœur d'être enceints de cette vie-là, d'être porteurs de cette croix-là, de nous laisser attirer par cet appel à quitter ce qui nous perd ou nous retient pour entrer dans la liberté des envoyés du Seigneur, pour partager sa puissance de vie en l'éprouvant ensemble avec tous ceux que nous croisons. Nous célébrons sa vie à l'œuvre dans la nôtre et chez les autres. Nous lui offrons notre désir en chemin que le monde ait sa vie. Cela passe aujourd'hui par chacun-e d'entre nous. Comme hier, pas d'autre chemin que l'humanité pour ressusciter la vie: incarnation, corps et sang. « Quand ton corps s'en prend à ma vie Quand ton sang y met le feu Mon cœur me monte au visage. » (frère Christophe, moine de Tibhirine)

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 08:21

La liturgie nous propose aujourd'hui d'entendre une partie des recommandations que Jésus confiait à ses disciples au moment de leur envoi en mission.

Jésus a sillonné les routes et villages avec ses disciples. Son passage et ses rencontres ont été synonymes de guérisons de toutes sortes, de purifications, d'expulsions de démons et même de résurrection. Il a semé la vie, la joie. Avec lui, une puissance irrépressible s'est levée. Elle soulève le monde blessé, malade, et réveille la vie, la restaure et la réintègre dans le corps social. Mais dans le même temps, cette œuvre de vie s'est heurtée malgré tout à l'opposition de quelques-uns qui n'aiment pas la vie pour tous. Ils ne l'aiment que pour eux-mêmes et dès lors tuent la vie. Jésus, en entrant dans le monde, est entré en opposition frontale avec ceux qui tuent la vie d'une manière ou d'une autre. Et la croix sera le point d'orgue de cette opposition. Pourtant la victoire a été emportée par la vie qu'ils pensaient tuer en la clouant sur le bois. C'est la mort qui allait en fait capituler devant l'amour qui l'embrassait.

L'amour et son pouvoir. Voilà ce dont Jésus charge ses disciples avertis. L'amour n'est pas aimé. Jésus en a fait l'expérience. Ses disciples n'y échapperont pas. La vie chrétienne n'est pas une bonté mièvre. Elle est violence de l'amour. Elle est combat contre des forces occultes. Elle est engagement d'une liberté qui défie la mort s'en sachant affranchie par l'amour qui ressuscite.

L'Evangile a besoin de chacun-e aujourd'hui. Il a besoin d'une chair pour se dire. Pas d'une chair qui prend peur, mais d'une chair résolue à la vie et à ses combats parce qu'aimée et convaincue que l'amour aura le dernier mot. Jésus ne laisse pas seuls ses disciples. Il les précède sur le chemin et leur rappelle que cette puissance de vie leur vient du Père qui prend soin de chacun-e.

Puissions-nous donc en ce dimanche nous tourner résolument, corps et sang, vers la vie et l'amour qui nous requièrent pour soulever le monde qui nous entoure.

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 08:39

Jésus, décidément, déroute. Pas étonnant que certains n'arrivent plus à le suivre. Pourtant, il vient de multiplier les pains et de rassasier ceux qui étaient venus l'écouter. Le signe aurait pu suffire car il dépasse l'entendement et en manifeste clairement l'origine divine. Mais les résistances sont fortes. Ce n'est pas nouveau cependant. Déjà dans le désert, épuisé par la marche interminable, en proie aux doutes, le peuple avait récriminé et obtenu sa nourriture, la manne, venue du ciel pour chaque jour. C'est à une nouvelle étape que Jésus convoque ses auditeurs.

Il est la nouvelle manne. Cette nourriture n'est plus le pain du corps pour la vie périssable, mais le pain pour la vie éternelle. Se nourrir de Jésus, c'est vivre comme lui, pour toujours, dans le sein du Père. La vraie nourriture et la vraie boisson qui font vivre au-delà du corps, c'est l'amour. Manger de ce pain-là c'est se faire le destinataire de cet amour. Pour exister, l'amour a besoin d'une chair. Sinon cela reste une idée. L'amour a besoin d'une vie, d'un visage pour se manifester et passer d'une vie à l'autre.

Le pain ne nourrit qu'un seul et qu'une seule fois. L'amour, quant à lui, nourrit l'un pour la vie de tous. Mais pour cela, il faut aussi que l'amour soit reçu. Pas d'amour vrai sans une vie pour l'accueillir. L'amour est diffusion, transfusion divine. Passage d'une chair à une autre, rencontre et union intime de deux volontés: l'une de donner et l'autre de recevoir. Pas d'autre moyen. L'amour comme la vie se reçoivent pour s'offrir en partage. Jésus n'a rien d'autre à offrir que lui-même et la vie reçue du Père. Manger sa chair et boire son sang c'est recevoir sa vie en nous, son dynamisme propre. A sa suite, nous n'avons rien d'autre à offrir que nous-mêmes et la vie reçue de lui. La chaîne du don se poursuivra-t-elle donc par nous ? Serons-nous, comme lui, ce pain d'amour dont le monde a tant besoin ?

En cette fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ, rendons grâce pour le don sans mesure que nous fait Jésus en nous convions à sa table et en demeurant parmi les hommes. C’est notre joie au quotidien.

EquipeEvangile@Peinture - Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 08:40

Il y a des versets qui devraient être gravés en nous comme ces déclarations d'amour que l'on voit parfois sur des pierres, des murs ou des troncs d'arbres. L'amour est tellement fort que les amants pressentent au fond d'eux ce germe d'éternité.

L'amour ne passe pas. Il est ce qu'il y a de plus réel dans une vie. Et ce n'est pas une invention des hommes. L'amour vient du cœur de Dieu. "Dieu a tellement aimé le monde"... comment ne pas être d'abord profondément ému par ce mouvement du cœur de Dieu ? Ensuite, nous voyons que l'acte qui traduit cet amour débordant, c'est le don. Le don est l'acte de l'amour. L'amour n'est pas une idée mais un acte, une communication de soi. Et qu'est-ce que Dieu donne à ce monde qu'il aime ? Son Fils unique.

Donner son Fils, c'est se donner soi-même, donner ce qui est le plus cher à son cœur. C'est le don irremplaçable: le don total. Ce verset est l'antidote à toute dépression spirituelle. Il est en creux la formulation de notre identité la plus profonde: nous sommes les bien-aimés de Dieu. Encore faut-il y croire ! Cela prend du temps d'accueillir une telle affirmation au fond de soi, pour soi et pour le monde. Les implications de ce verset sont simplement bouleversantes. C'est une révolution silencieuse qui est en marche. La foi à laquelle Dieu nous convoque est décisive. Elle change la vie qui s'y risque. Croire l'Amour qui se déclare à la croix, croire à l'Amour et son pouvoir de vie, et laisser l'Amour croire en nous, c'est le grand travail de l'Esprit en nous. N'ayons pas peur de nous y soumettre. Il est ce fil d'Ariane qui nous relie et nous fait remonter droit au cœur de ce Dieu Trinité qui nous a tant aimés.

Laissons-nous faire, laissons-nous aimer pour que nous allions, chargés de Lui, être ces enfants uniques, donnés au monde pour qu'il se sache aimer d'amour. Dieu fait de nous des sauvés, libre de choisir pleinement la Vie, sa Vie source d’immense joie. Que la Sainte Trinité que nous fêtons aujourd’hui nous entraîne et nous rende inventifs pour dire au monde l’amour de Dieu pour lui et pour tous les hommes.

Equipe Evangile@Peinture - Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:37

Nous n'avons pas de mal à comprendre les disciples qui s'enferment à double tour. Leur maître a été arrêté et mis à mort sur une croix. Leur tour est peut-être proche. Remarquons qu'ils sont ensemble. Ils font corps. Mais est-ce bien une vie que de rester ainsi toutes portes fermées? Ils ont pourtant bien vu le tombeau vide. Ils ont entendu Marie Madeleine leur raconter sa rencontre avec Jésus au jardin. Mais c'est comme s'ils n'avaient pas encore intégré les événements. Jésus est devenu soudainement abstrait. Jésus n'est plus à voir. Où est-il ?

Il est pourtant bien là au milieu d'eux. Il vint alors que les portes étaient verrouillées. Les disciples sont avec leur peur. Mais c'est la paix qu'ils reçoivent en voyant Jésus qui se donne à voir encore une fois. Et la joie. L'abstraction disparaît. Le cœur des disciples est saisi. La peur s'évanouit, vaincue par la présence de Jésus. Les disciples qui étaient prisonniers de leur peur sont libérés par Jésus et envoyés pour que le monde reçoive à son tour les effets secondaires de sa mort. Il n'est plus ici. Il est désormais au milieu de nous tous dans ce grand travail de réconciliation du cœur de l'homme avec Dieu. Et Dieu embauche pour ce travail ! Il charge de sa présence, de sa force et de son souffle ses disciples. Le pardon ne naît pas d'une volonté d'homme. Il est un don de Dieu. Il est cette invention ultime que Jésus nous a révélée sur la croix pour que nous retrouvions la paix et la joie.

Désormais, rien dans notre vie ne peut nous tenir replié, recroquevillé, ligoté. Rien ne peut tenir face au souffle de Jésus qui veut la vie pour nous. Pas la moitié d'une vie qui reste prisonnière de ses peurs, de son histoire, de sa culpabilité... mais la vie en plénitude, heureuse et libre dans le partage de l'amour vainqueur. La victoire de Jésus sur la mort nous concerne donc. Et c'est de l'intérieur qu'il vient souffler sur nos braises intérieures, réveiller notre désir et l'envoyer porter plus loin le pardon divin. Laissons donc le souffle de Jésus balayer nos peurs et réveiller la paix et la joie dans le cœur des hommes. C'est un ministère sans critères ni frontières. A vivre sans modération!

EquipeEvangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez - Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 08:35

Après avoir confié ses dernières paroles à ses disciples, Jésus se tourne vers son Père. Dans ce cœur à cœur avec lui, c'est toute l'intensité de l'instant qui s'y exprime. Entre lucidité et désir, Jésus récapitule le chemin parcouru et celui qui reste à accomplir. Jésus est à mi-chemin.

Du Père, vers le Père… les hommes sont pris dans son mouvement de retour. La chair des hommes a reconnu en lui l'un des leurs. Leur soif d'éternité a ouvert leur cœur. Par cette brèche, ce qu'il avait en lui, il leur a donné. Jusqu'à cette relation vitale avec le Père dans laquelle il les a peu à peu introduits. Désormais, tout comme le Père se communique au Fils, il atteint désormais le cœur de ceux que le Fils a ouverts par sa vie. Tout ce que le Christ reçoit de son Père est désormais mis en partage à tous ceux dont il s'est fait frère par le baptême. L'amour du Père nous atteint par sa Parole faite chair. Regarder l'un s’est voir l'autre. Ecouter l'un s’est écouter l'autre. Nous sommes pris dans cette circulation d'amour.

Notre chair peut refléter comme en miroir ce visage d'éternité qui a pris les traits du Fils, et faire resplendir la ressemblance avec le Père. C'est sa Parole qui sculpte en nous désormais l'espérance qui ne sera pas déçue. L'amour est intercession à notre participation ici et maintenant à la vie éternelle qui nous vient d'en haut. La vie éternelle c'est maintenant! Jésus a payé de sa vie pour que nous croyions à l'amour. N'ayons pas peur d'en faire l'unique soleil de notre vie, la seule question valable.

Comment aimer ? C'est sa Parole qui nous garde et réalise sa promesse en nous. Désirer aimer est à notre portée. Mais pour aimer, il nous faut la force de Dieu. Demandons-la ensemble !

Equipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez-Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article
21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 07:52

Ces ultimes paroles de Jésus à ses disciples ont évidemment un poids considérable, une charge émotionnelle que l'on n'a pas de peine à imaginer. Que fait Jésus ? Ce qu'il a toujours fait ! Il donne sa vie et éclaire celle des autres. Il sait qu'il va être arraché aux siens.

Cependant il ne les abandonne pas. Ses paroles sont en eux désormais. Il n'a vécu que pour cela : vivre en eux par sa parole. Il a tout donné de lui à ceux qu'il aimait. L'amour est venu en Marie pour engendrer le Verbe de Dieu. C'est l'expérience décisive qui a créé un avant et un après. La Parole crée un avenir à celui-celle qui l'accueille. Désormais, répondre à cet amour, c'est mettre en chair les mots de l'amour venus du Père par le Fils. L'amour est semé pour que le monde ait la vie et qu'il l'ait en plénitude. Le disciple est celui qui a accueilli cette promesse, s'y convertit et y engage toute sa vie. C'est ainsi que peu à peu se réalise cette divine communion d'amour où la vie des uns devient celle des autres : obéissance réciproque.

Puissions-nous en ce dimanche rendre grâce pour cette incorporation au Père que Jésus réalise pour nous. Agrippons-nous à son commandement : aimons-nous les uns les autres comme il l'a fait pour nous. Il y a urgence que le monde sache qu'il est aimé d'amour. C'est la vérité qu'il attend : à diffuser dans la puissance de l'Esprit, amour viral.

Equipe Evangile@peinture – Peinture Bernadette Lopez- Fribourg

Repost 0
Published by E.A.P. - dans Méditation
commenter cet article