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Notre Dame de Hayange

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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 06:17

Accueil
Pile au milieu ! Si je vise juste, il me semble que nous sommes au milieu de notre semaine de marche au désert. Nous sommes aussi presque au milieu du temps de l'Avent.
A mi parcours, il arrive que l'on soit moins porté par la grâce du commencement. Les ermites dans le désert se sont beaucoup confrontés à ce qu'ils appelaient le « démon de midi », celui qui, au milieu d'un chemin, vous fait perdre le goût des choses de Dieu, vous suggère que vous n'êtes plus adapté à ce que vous vivez. C'est pour cela que la nouveauté a tant d'attrait alors, à force de marcher sur le sable, à force de voir les mêmes paysages arides, à force d'espérer, une forme de lassitude peut s'installer et la tentation est alors grande d'aller voir ailleurs.

Dans notre vie chrétienne, nous attendons beaucoup des « temps forts », comme celui vécu dimanche 8 décembre avec les enfants de la communion à Marspich en communauté de paroisses. nous cherchons souvent ces moments de rassemblement, cette « lumière de Noêl » capable de répandre autour de nous  la Paix de Bethléem. C'est vrai, ces moments peuvent se produire. Mais sont-ils plus importants que tous ces temps où rien ne semble se passer, où le quotidien suit son cour ? 

Dans quelques jours, nous allons fêter Noël. Entre sa naissance et le début de sa vie publique, Jésus a vécu près de 30 ans, sans paroles ou actes marquants. Cela peut nous rappeler que pour Dieu, il n'y a pas de temps morts, il n'y a que des temps de gestation, des temps où la vie se prépare à surgir. Continuons à marcher vers Noël , car, c'est aussi au cœur de nos lassitudes qu'Il demeure Celui que nous attendons !

                      Évangile selon saint Matthieu, chapitre 3, verset 5 
                      source : Frère Jacques-Benoît Rauscher et Dominique Fullenwarth

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 05:57

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Le Seigneur est mon berger. Oh c’est facile pour la brebis de faire confiance au maître. Car enfin, une brebis, peut-elle faire autre chose ? Elle suit sa voisine, celle de devant, c’est tout.

Elle ne prend pas garde à la route et ne se soucie guère de marcher sur la crête. La brebis est docile, mais je ne suis pas un mouton ! Et je ne veux pas en être. Je veux voir plus haut que le dos du voisin. Je veux voir la route, car parfois elle est belle. Je veux m’arrêter aussi quand le souffle me manque. Je veux juger, moi-même, si la voie est la bonne. N’y a t il pas moyen d’esquiver ce ravin ?

Mais je risque ainsi de perdre le meilleur. La prairie, l’herbe fraîche et le clou de la scène : la table dressée là-haut devant mes ennemis. Seul, c’est sûr, je ne trouverais jamais le chemin. Il m’est inaccessible le sentier escarpé qui conduit à la table aux convives impossibles. Et puis, vous m’imaginez, seul avec eux sur la route ? C’est à qui poussera son voisin le premier ! Vite, un berger pour me garder du loup qui sommeillait en moi.

Il faut donc accepter, parfois, d’être brebis. Mais toute la différence, c’est que moi j’ai le choix. Le choix de le suivre, les yeux ouverts, sur la route. Tant pis pour le vertige, et adieu mon orgueil. Je rentre dans le rang, de tous ceux qui l’écoutent. Déjà d’autres brebis sont parties avant moi. Je file : attendez-moi !

                           source : Frère Franck Dubois - psaume 22

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 06:17

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À chaque heure, supplier ainsi. Comme une dernière parole adressée, avant un silence 
qui tuerait sûrement, un silence de mort.

Une supplication qui prend avec elle les milliers de Philippins victimes du typhon, meurtrier de masse. Un champ de ruine. Comme après une guerre totale. La guerre des éléments, combat insensé, perdu d’avance.

Supplier encore. Dire mon incompréhension. Je sais bien que mon Dieu n’y est pour rien. La force de la nature n’a pas de rapport avec la sienne. Mon Dieu n’est pas dans l’ouragan . Mon Dieu a les yeux de chaque victime, car c’est la condition de l’homme bafoué en son humanité qu’il prend. Car tous ces enfants de Dieu philippins souffrent et meurent aussi de par la faute des forts et des corrompus. Leurs maisons n’étaient pas de vrais abris pour la vie, pour établir une demeure en sécurité pour les siens. Juste des tôles ondulées qui ne protégeaient de rien.  Au nom de l’aveuglement volontaire de ceux qui décident que pour préserver leur tranquillité et leur luxe indécent, la plus grande part des humains doit vivre dans des conditions d’infra-humanité. Si nous pleurons devant le déchaînement de la nature, nous sommes en colère devant les conditions de vie qui exposent des peuples entiers à se trouver nus devant la violence folle des éléments.

L’adresse des prophètes : « qu’as-tu fait du pauvre, de la veuve, de l’orphelin et de l’étranger qui vivent sur ta terre ? », cette adresse est toujours là. Elle se heurte au même désarroi de nos cœurs impuissants devant le malheur absolu. Alors, au moins ne pas oublier. Supplier et supplier sans relâche. Pour ceux qui n’en n’ont plus la force, ou ont perdu tout espoir qu’un jour une réponse leur soit adressée. Supplier et agir, chacun selon son possible.
La Croix du Christ est l’abri de notre détresse.   

psaume 122: Méditation  de Sœur Véronique Margron
photos : typhon Haiyan Philippine 

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 06:34

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Exposer sa vie ? Mais n’est-ce pas là une pratique désormais terriblement répandue à travers réseaux sociaux et autres blogs ? Sans parler de la télévision à travers des émissions - parfois au goût douteux - où s’expose l’intimité des personnes, comme si elles étaient entre amis. Quoi de plus délicat pourtant, dangereux souvent, que d’exposer le fil de sa vie sans en mesurer les conséquences ?

Les motivations de chacun sont plurielles, elles vont de retrouver la communication avec un proche, se sentir enfin écouter avec sympathie, à témoigner d’une cause et croire trouver une identité claire ; individus incertains que nous sommes devenus.

Est-ce donc de cela dont il est question pour le priant ? Qu’est-ce qu’exposer sa vie devant son Seigneur ? Aucun voyeurisme ici. Aucune magie non plus. Juste l’expérience de pouvoir être soi, sans fard, sans faux-semblant.   Être soi, non pour soi-même, mais pour se tenir devant un autre. Sûr de sa bonne présence et de son appel à vivre avec liberté. Le Dieu auquel j’expose ma vie n’attend pas que je lui raconte tous mes secrets, plus ou moins avouables, ou mes doutes sans fond devant ce monde malade. Tout cela il le connaît.

Non, exposer sa vie c’est juste la remettre. Mon cœur et mon esprit confessent que mon Dieu transforme le temps et ses circonstances en histoire sensée, habitée, inspirée. Oui, je peux exposer mes jours, dire ma fatigue, mes inquiétudes, mon désir. Croire que le Dieu de ma vie les reçoit, avec gravité et légèreté, sans se préoccuper de lui-même et de son image car c’est bénir qu’il veut. Ne pas menacer ma vie mais en croire le meilleur. L’envelopper de son courage à lui quand elle affronte la forte houle et le vent contraire.

                    Psaume 118 nun
                    source : Sœur Véronique Margron 
                    image : textala

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 05:57

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Mon Dieu,
Marcher en ta présence
J’aimerais tant que cela puisse dire ma vie.

Marcher, mon Dieu, c’est consentir à la lenteur, à la modestie. L’envers de la réussite, de l’efficacité ou de l’immédiateté, ces nouveaux dieux de nos sociétés.

Marcher est une respiration. Comme celle qui me fait murmurer, jusqu’au bout de la nuit : « Jésus, mon Seigneur et mon ami, prends pitié de moi, sauve-moi, moi qui te cherche et essaie de t’aimer. »

De la patience, toujours. Du courage, parfois. De l’effort, souvent. Marcher ne se fait pas tout seul. Pas sans le corps, avec ses fragilités, ses grincements au fil des ans, sa fatigue. Mais aussi avec la joie d’être là, d’habiter sa peau pour espérer t’approcher.  Marcher en ta présence sur la terre des vivants, c’est être peuplé par les visages des femmes et des hommes rencontrés, aimés ; par l’histoire des vivants. Car tu habites ce temps, avec nous. En faveur de nous.

Marcher en ta présence, c’est accueillir, recueillir la solitude nécessaire au labeur des pas, à celui de l’écoute du murmure de ta Parole. Une solitude qui offre de se défaire alors des masques, des rôles imposés, car ils n’ont d’utilité ici. Revenir au plaisir des choses premières, au ras de l’existence : le repos, le repas partagé, la rencontre, la lecture, la passion de chercher…

Marcher en ta présence, c’est retrouver le goût de l’horizon quand parfois, dans nos vies, tout paraît sans relief. L’horizon c’est alors désirer te ressembler – devenir vivant – à travers ton fils, lui, le Vivant qui a tant marché.

Méditation- Sœur Véronique Margron 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 05:41

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« Les eaux de Mériba », les eaux de la discorde, de la querelle. Nous sommes dans le désert. Le peuple est sorti d’Égypte depuis 38 ans et il continue de marcher vers la terre attendue, promise. Pour l’heure, rien que du désert, encore et toujours.

Les fils d’Israël n’en peuvent plus. Ils s’adressent alors à ses intercesseurs : Moïse et Aaron. Est-ce parce qu’ils sont à bout de force ? Est-ce Moïse et son frère Aaron qui eux mêmes doutent ? En tout cas la défiance est là : nombre des compagnons de la première génération sont morts avant d’atteindre le pays de miel. La seconde génération commence à craindre le même sort.

Terrible temps du doute.

La discorde, la querelle habitent parfois nos vies. Y compris en notre Église où il peut être si difficile de débattre sereinement, dans le respect de chacun et de sa sensibilité.  La querelle prend le pas sur la primauté de la relation à Dieu et de l’attention à l’autre.

Jésus lui-même a fait face aux eaux de la discorde de ses disciples (**), eux qui se disputent sur leur place dans le Royaume, plutôt que d’entourer Jésus, dans sa marche difficile. Querelle dérisoire devant la gravité de la confiance à faire. Controverses insignifiantes de nos existences où nous épuisons nos forces. Des forces pourtant si précieuses pour croire à la Parole qui fait vivre, dans les nuits du doute. « Cœurs endurcis » aussi des grands prêtres qui, au long de l’évangile, craignent pour leurs pouvoirs et leurs avantages. Le cœur endurci empêche d’être touché par le vrai Dieu, celui qui veut « décharger notre fardeau » en le portant avec nous.

Préférons un cœur blessé, peut-être, mais vivant et confiant.

Sœur Véronique Margron
extrait de psaume dans la ville: Livre des Nombres, chapître 20 versets de 1 à 13

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