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Le berceau du fer

" Pour vous, qui suis-je ? "

23 Août 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

" Pour vous, qui suis-je ? "

Après le meurtre de Jean Baptiste, Jésus a quitté la Galilée. Il évite maintenant les foules et se consacre entièrement à ses apôtres à qui il va dévoiler le mystère de sa passion. Le Messie souffrant, humilié devient le point central de sa prédication.
Jésus sait ce que l’on pense de lui. Il pose quand même la question : «Le Fils de l’Homme, qui est-il, d’après ce que disent les hommes ? » Les réponses sont variées : Jean-Baptiste ressuscité, Elie dont on attend le retour, Jérémie, un des grands prophètes... Et les Douze n’osent pas lui rappeler ce que disent de lui les chefs religieux : un hérétique, un possédé, un séducteur, un glouton, un ivrogne.
Le Christ pose alors la question très personnelle : « Mais pour vous, qui suis-je ? » C’est Pierre qui donne la réponse au nom des douze :« Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant ».
Pierre est souvent celui qui parle au nom des autres. C’est un impulsif, mais malgré toutes ses gaffes, il aime le Christ et est choisi par lui pour être le fondement de l’Église : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Jésus promet au chef des apôtres un charisme spécial : «J’ai prié pour toi afin que ta Foi ne sombre pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères et sœurs.»
L’autorité conférée à Pierre n’est pas une autorité de pouvoir, mais est une autorité de service. Pierre et les apôtres reçoivent les clés du Royaume, afin d’en ouvrir les portes à tous.
Le rôle de Pierre est d’être un symbole d’unité dans l’Église. C’est ce qui se produit au premier concile de Jérusalem lorsque quatre ou cinq groupes expriment des idées différentes sur l’adhésion des non-Juifs au christianisme. C’est Pierre qui a su rallier Paul le libéral, Jacques le conservateur, les grecs de la gauche, et les pharisiens chrétiens de la droite. Ils se sont tous mis d’accord autour de Pierre.

" Pour vous, qui suis-je ? "

Pierre est donc celui autour duquel les Chrétiens font l’unité. À travers les siècles, ça n’a pas toujours été le cas avec les successeurs de Pierre, mais aujourd’hui les gestes d’unité et de réconciliation se multiplient : Paul VI et Jean-Paul II avec les orthodoxes, les protestants et les leaders des autres religions, Benoît XVI dans la synagogue de Cologne. Le rôle principal du Pape est de promouvoir l’unité : d’abord à l’intérieur de l’Église, ensuite avec ceux qui ont pris leur distance de Rome, et avec les membres d’autres religions.
Le Concile Vatican II a défini l’Église comme le «peuple de Dieu». Il est impossible d’être chrétien et d’avoir la foi seul. La non-pratique religieuse, l’éloignement de la communauté chrétienne provoquent souvent l’atrophie et la disparition de la foi.
Etre «chrétien pratiquant», c’est beaucoup plus que d’assister aux liturgies dominicales. C’est aussi pratiquer la justice, la fraternité, l’hospitalité, le respect des autres, agir avec justice dans les affaires, pardonner les offenses, aimer ses ennemis, être des promoteurs de paix, refuser la violence, être tolérant...
Le christianisme est une grande espérance mais il a ses exigences évangéliques. Nous devons continuellement vérifier notre pratique religieuse et notre adhérence au Christ dans notre vie quotidienne à la lumière de l’évangile.
La réponse à la question du Christ : Pour vous, qui suis-je ? déterminera le genre de chrétien que nous sommes.

Extrait de la Réflexion sur l'évangile par le Père Yvon-Michel Allard - Canada.
Image éditions centurion - Image @PontifaxImag
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