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Le berceau du fer

Un commandement nouveau

27 Avril 2013 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

coeur de mains


« Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres ». Voilà notre marque distinctive de véritables disciples du Christ. Les rites, les institutions, les sacrements, sont subordonnés à cela et n’ont d’autre fonction que d’entretenir et d’exprimer l’amour que nous avons les uns envers les autres.

L’amour fraternel au sein de nos communautés n’est pas évident. L’histoire nous enseigne que les chrétiens ont été violemment déchirés au sujet de questions de théologie, de dogme, de liturgie, de politique, etc. Les pays d’Europe se sont déchirés au nom de la religion, ce qui a causé la mort de millions de personnes. Le fanatisme religieux a conduit à des atrocités terribles... au nom de Dieu.

Sur le plan individuel, le même genre de divisions nous accablent et nous déchirent. Nos amours sont fragiles et risquent de ne pas tenir dans les moments difficiles. Des couples de plusieurs années se séparent et souvent se poursuivent devant les tribunaux. L’indifférence, l’égoïsme, la haine, la vengeance, la violence, font parti de nos comportements.
efugies-syriens-en-Turquie

L’amour dont parle le Christ dans l’Evangile est une source d’eau vive qui fait jaillir un
 nouveau printemps. C’est un baume qui guérit les blessures. Cet amour est  profond, fidèle, un amour plus fort que la haine, plus fort que l’injustice et plus fort que la mort.

C’est là le signe distinctif par lequel les chrétiens peuvent être reconnus! C’est le commandement nouveau que le Christ nous a laissé en héritage : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ».

Cet amour mutuel se traduit de mille façons dans la vie quotidienne : l’écoute, l’accueil, l’attention à l'autre, le service des plus faibles, la compassion, le pardon, la miséricorde, ... Il se traduit dans des actes simples de la vie de tous les jours et dans des actions communautaires en faveur du bien commun.

En nous aimant les uns les autres comme le Christ nous a aimés, nous participons à la construction de la cité nouvelle, la cité où «il n’y aura ni mort, ni deuil, ni pleurs, ni douleurs, ni violence, ni guerre, ni exploitation»,  où l’amour nous habitera jusqu’à rayonner sur nos visages, et fera de nous des témoins de la Résurrection : « Voici, je fais toutes choses nouvelles. » Cela ne fera pas de bruit, cela risque même de passer inaperçu, mais au fond tout aura changé. Un chemin s’est ouvert devant nous.

                            Réflexions par le Père Yvon-Michel Allard, Canada
                            Photo du camp de réfigiés Syrien à la frontière de Turquie

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