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Le berceau du fer

Qui est mon prochain ?

13 Juillet 2013 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

immigration-clandestins-tunisiens-sur-l-ile-italienne-de-la« Beaucoup d’entre nous, et moi aussi, nous sommes désorientés, nous ne sommes plus attentifs au monde dans lequel nous vivons, nous ne prenons pas soin de ce que Dieu a créé pour tous, et nous ne sommes plus capables, non plus, de prendre soin les uns des autres.

Qui est responsable du sang de ces frères et sœurs ? Personne ! Tous, nous répondons : "Ce n’est pas moi, ce sont les autres " Mais Dieu demande à chacun d’entre nous : " Où est le sang de ton frère qui crie vers moi ?"

Aujourd’hui, personne ne se sent responsable. Nous avons perdu le sens de la responsabilité fraternelle. Nous sommes tombés dans l’attachement hypocrite du prêtre et du serviteur de l’autel, dont parle Jésus dans la parabole du Bon Samaritain : nous regardons le frère à demi-mort sur le bord de la route. Peut-être pensons-nous "le pauvre !" et nous continuons notre chemin. Ce n’est pas notre affaire. Et cela nous suffit. La culture du bien-être, qui nous conduit à penser avant tout à nous-mêmes, nous rend insensibles au cri des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais qui ne sont rien, qui sont l’illusion du futile, du provisoire qui porte à l’indifférence envers les autres, et conduit ainsi à la mondialisation de l’indifférence.

Nous nous sommes habitués à la souffrance de l’autre. Elle ne nous regarde pas, elle ne nous intéresse pas, ce n’est pas notre affaire !(...) La mondialisation de l’indifférence nous rend "innommables" responsables sans nom et sans visage. (...)

Je voudrais vous demander : qui parmi nous a pleuré pour ces faits, pour la mort de ces frèresimmigration-lampedusa-italie-europe m et sœurs ? Qui a pleuré pour ces personnes qui étaient sur les barques ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui désiraient quelque chose pour faire vivre leurs familles ? Notre société a oublié l’expérience des pleurs, du "souffrir avec" : la mondialisation de l’indifférence ! (...)

Demandons pardon pour l’indifférence envers tant de frères et sœurs, (...) et pour ceux qui, par leurs décisions au niveau mondial, ont créé des situations qui conduisent à ces drames. »

Extrait de l’homélie du pape François à Lampedusa (Sicile), le lundi 8 juillet 2013. Photo de personnes  réfugiées débarquant à Lampedusa

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