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Le blog de l'Equipe d'Animation Pastorale du berceau du fer

Accueil depuis Notre-Dame de Hayange

Rédigé par E.A.P Publié dans #Prière de la semaine

NOTRE-DAME DE HAYANGE

La statue reproduite sur le modèle de Notre-Dame de Sion, en fonte Notre-Dame de Hayange dresse ses 7 mètres de haut sur un piédestal de granit, haut lui-même de 12 mètres.

La bénédiction solennelle eut lieu durant le mois du Rosaire, le 2 octobre 1904. Depuis cette date, Notre-Dame de Hayange étend ses bras au-dessus de la vallée de la fensch.

Le pèlerinage en l’honneur de Notre-Dame de Hayange a lieu le 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie.

C’est à la volonté tenace de  l’abbé Jean-Pierre Riff arrivé à Hayange en janvier 1896  reprenant l’idée de son prédécesseur le curé Neumann que nous devons l’érection de cette statue.

Mais c’est suite à un lègue de Catherine Humbert notarié le 28 novembre

1898, qui donne au Conseil de Fabrique une partie de la somme de 12000 marks  « à faire élever sur le Côte des Vignes, une statue de la Sainte Vierge dominant toute la paroisse de Hayingen.»

Le terrain d’une superficie de  9 a 61 est acheté par l’abbé Riff à un immigré allemand Philippe Bucher, cafetier à Hayange le 17 août 1901.

Pour protéger des risques d’effondrement minier du monument marial qui s’élèverait sur la Côte des Vignes un pilier de mine à la verticale de la statue de 20 m x 20 m est abandonné dans la concession de Marspich par la société anonyme des mines  du Luxembourg qui possède entre autres, la mine Victor de Hayange, laquelle fait partie du Groupe Burbach d’Algrange.

Suite à la visite d’un représentant de l’entreprise « Institut catholique de Vaucouleurs » situé en Lorraine française dans la Meuse, son directeur Charles Pierson s’engage dès le 22 octobre 1902 à faire réaliser dans ses ateliers une statue de la Vierge de 7 m de haut, en fonte de fer grise à peau lisse peinte fournie par les usines  de Rehon , sur le modèle  de celle qui domine la colline inspirée de Barrés : Sion.

La statue a un poids de 8314 kilogrammes constituée de sept morceaux s’emboîtant et se boulonnant les uns aux autres : les pieds avec la tête de serpent pèsent 1820 kilos, les jambes 1510 kilos, le tronc 2200 kilos, la poitrine 1420 kilos, la tête 800 kilos et les bras 430 kilos, plus 134 kilos de matériaux divers ( boulons).

Le piédestal  de 12 mètres de hauteur comporte 3 marches. Il repose sur une base de 4.50 m x 4.50 m. Le fût est octogonale avec des angles rabattu pour que l’observateur puisse bien apercevoir  les bases de la statues.  Le monument est entouré d’une grille en fer forgé ayant 10.86 m sur chaque face, avec une porte s’ouvrant au milieu de la face le devant, pour un développement total de 43.44 mètres. La grille scellée sur des dais en pierre à 1.35 m de hauteur. Les  parements et les revêtements en granit belge bouchardé sont fournis par Hubert Jacquemart, marbrier sculpteur  à Luxembourg-gare. La maçonnerie des marches et l’intérieur du piédestal sont maçonnés  avec des pierres de Neufchef. Le 22 avril 1903, le contrat pour l’exécution du socle de la statue est signé entre Messieurs Biewers et Besozzi entrepreneur à Hayange et l’abbé Riff suivant le dessin de l’institut d’art catholique de Vaucouleurs. Dans le massif est posé 16 rails profilés de 8 mètres de fers ronds pour les fondations. Les travaux commencés le 19 mai 1903 se sont achevés fin octobre 1903.

La statue chargée sur deux wagons arrive en gare de Hayange le 19 octobre 1903 après un passage à la gare frontière de Novéant pour les formalités d’usage. Deux personnes des établissements de Vaucouleurs sont chargées de coordonner les travaux de pose et d’ancrage de la Vierge sur son piédestal.

La statue est montée en 28 heures, les 20-21 et 22 octobre 1903. L’abbé Riff meurt à 53 ans le 7 avril 1904 d’une fluction de poitrine, un vendredi saint : «  Par la statue qu’il a érigée au-dessus de la cité, il laisse comme un testament de dévotion à Marie » dira le vicaire général Weislinger.

Les comptes :

-         La statue :                                                   9014.96 marks

-         Construction du piédestal :                    5043.27 marks

-         Frais de fourniture de rails :                  271.94 marks

-         Facture Jacquemart :                              8926.24 marks

(parement et revêtement du piédestal)

-         Plans :                                                          400.00 marks

-         Frais de chemin de fer :                          153.65 marks

-         Réparation de crevasses :                      228.76 marks

-         Chemin conduisant à la statue :           409.20 marks

-         Grille : entreprise Quentin                   2525.98 marks

( entreprise Quentin de Metz)

-         Plus-value pour statue :                            26.00 marks

Total :                                                           27 000.00 marks

 

Les paroissiens dont la Maison de Wendel (qui a réglé la facture de la grille) furent nombreux à participer généreusement par des dons au financement de cette belle œuvre collective.

 

Le 2 octobre 1904 en la solennité du très saint Rosaire, Monseigneur Benzler, évêque de Metz, a eu l’honneur et la joie de bénir solennellement cette magnifique statue de Marie, «  placée comme sur un trône d’honneur sur les hauteurs de Hayange, d’où elle rappellera à tous les habitants de la paroisse et de la contrée, dans la suite des temps, le souvenir du glorieux

Jubilé de l’Immaculée Conception (lettre pastorale) »

Malheureusement l’abbé Riff n’en vit pas l’achèvement. Les derniers travaux  ont été repris en août 19014, après l’installation de l’abbé Bénard, son successeur, dont ce fut la première préoccupation.

Une foule immense, évaluée à plus de 7 000 personnes, venue de toutes les communautés de paroisses de la vallée de la fensch se pressait sur la Côte des Vignes  dans un recueillement et un ordre parfaits, pour la cérémonie d’inauguration juste le temps d’un éclaircit après une matinée maussade.

 

Resté à l’abbé Bénard de régler un dernier problème, acquérir le terrain vendu à l’abbé Riff auprès d’Augustine Flierden, sa nièce héritière de tous ses biens, qui accepte de revendre le terrain au Conseil de  fabrique de Hayange pour 480.50 marks le 6 avril 1905.

 

L’entretien de l’édifice marial nécessitât plusieurs interventions en août 1927 pour repeindre la grille et en 1935 et en 1960 pour repeindre la statue.

 

L’état du monument marial de la Côte des Vignes sera restauré au cours de l’année 1982 entre le 17 février et le 30 juillet après un constat d’une inclinaison de la statue et de lézardes sur tous les parements de granit qui risquent de se disloquer.

La paroisse ne pouvant plus assumer l’entretien du monument marial propose de le céder à la ville pour le franc symbolique. Le Conseil municipal se prononce favorablement le 7 novembre 1983. Après avoir recueilli l’avis  de l’évêché, le préfet autorise l’aliénation au profit de la commune de Hayange, le 30 janvier 1984.

 

 

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