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Le blog de l'Equipe d'Animation Pastorale du berceau du fer

Notre Dieu est-il le Dieu des morts ou des vivants ?

6 Novembre 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Les Saducéens étaient, politiquement, la classe dirigeante en Israël. Dans le domaine religieux, ils étaient beaucoup moins stricts que les Pharisiens. Ils collaboraient aussi avec les autorités romaines, qui en avaient fait des gens riches et influents. Leurs contacts fréquents avec la société romaine païenne avait fini par contaminer leur foi ; affectant leur représentation de Dieu. C’est ainsi qu’il qu’ils ne croyaient pas à la résurrection. Pour eux, l'horizon de vie est donc à concevoir essentiellement sur le plan terrestre. Le bonheur et la survivance de soi reposent sur la capacité à transmettre cette vie à travers une descendance. D'où le drame de la stérilité dans une telle conception.

La foi en la résurrection, et l'horizon de vie ouvert par Jésus est tout autre. La vie terrestre n'étant pas le terme ultime de la vie, il ne faut pas y voir le lieu ultime de son épanouissement. Au contraire. C'est même le lieu où l'on peut déjà éprouver en soi les conséquences pratiques de cette vie future. Non seulement il n'est plus nécessaire d'entrer dans le souci de la seule perpétuation de la vie biologique, mais un autre lien apparaît avec force, propre à dessiner une nouvelle forme de vie. Le souci de la descendance s'estompe au regard du souci de l'ascendance. Ce qui prend le pas c'est la reconnaissance de ce lien fondamental qui nous a posés dans la vie et dont l'amour humain est le véhicule: la paternité de Dieu. Toute notre vie est l'espace de cette découverte et de la préparation à la plénitude de signification de ce lien: la résurrection. La puissance d'amour de Dieu le Père qui appelle à sa vie, à la vie en plénitude, brisant ainsi le pouvoir de la mort: c'est cela la résurrection, une re-création.

Certains, par la vie religieuse, choisissent de vivre déjà sous le signe de cette ascendance et de cette relation comblante, et du coup d'en être des signes pour les autres. Mais c'est en fait une capacité que nous avons tous d'en vivre dès maintenant. C'est une conséquence du baptême dans lequel nous avons été plongés. Onction indélébile qui constitue notre boussole intérieure, notre capacité à reconnaître la lumière de la vérité et de l'amour.

Puissions-nous donc, quel que soit notre état de vie, vivre d'ores-et-déjà dans la joie de cette ascendance divine qui trace pour nous un horizon qui dépasse toutes nos espérances. Car la résurrection, c'est maintenant: corps et sang du Christ qui nous tourne inlassablement vers son Père et notre Père, vers son Père et tous nos frères.

Méditation de l’équipe Evangile@Peinture – Peinture Bernadette Lopez – Fribourg 

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