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Le blog de l'Equipe d'Animation Pastorale du berceau du fer

Il faut avoir la foi pour reconnaître l'action de Dieu en nous

9 Octobre 2016 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Il faut avoir la foi pour reconnaître l'action de Dieu en nous


Dans l’Evangile de ce dimanche, tout commence par un cri : « Jésus, maître, prend pitié de nous ».
A ce cri de foi, d’espoir pour ces personnes qui souffrent de leur maladie et de leur ségrégation, Jésus est sobre dans sa réponse : « allez vous montrer aux prêtres ».
Et chemin faisant les voici purifiés. Neuf continuent d’avancer vers les prêtres pour le constat de la guérison. Un seul rebrousse chemin pour revenir à Jésus. En termes statistiques, Jésus affiche pour le moins un maigre taux de retour. Un sur 10. C'est peu. On peut d'ailleurs sentir dans la remarque de Jésus une pointe de déception. D'autant plus que le seul cœur reconnaissant se révèle être un samaritain, un étranger.

Le Samaritain revient vers Jésus avec tout l’enthousiasme de son être, glorifiant Dieu à pleine voix, se jetant à ses pieds en lui rendant grâce. Son bonheur est un acte de reconnaissance envers celui qui l’a guéri. Mais c’est aussi un acte de foi en ce Jésus qui a manifesté son amour et son pouvoir divin. Le lépreux sait qu’il retrouve la netteté dans son corps par la grâce de Dieu. C’est pour cela qu’il le manifeste avec conviction. Et si dans la première lecture la parole de foi vient de Naaman, le Syrien, là dans l’Evangile c’est Jésus qui fait le passage de la guérison à la foi en disant au Samaritain : « Relève-toi, et va, ta foi t’a sauvé ».

Il est frappant de constater dans les lectures de ce dimanche le rapport qu’il y a entre Dieu et l’étranger. Le Dieu de Jésus Christ n’est la propriété de personne. Il n’est pas attaché à un territoire, ni à une nation, ni confiné dans nos églises… Et ce qu’il a de plus cher, son amour sans limite, s’adresse à tous les hommes et à toutes les femmes sans exception. Cela ne doit-il pas ouvrir notre cœur, notre regard en les modelant sur ceux du Seigneur ? Quels que soient notre culture, notre langage, notre race; Dieu, en la personne de Jésus Christ, nous invite à ne pas nous replier sur nous-mêmes, à ne pas nous enfermer dans nos valeurs, mais à savoir reconnaître et admirer les richesses spirituelles et culturelles qui se trouvent dans les personnes qui ne sont pas de même ethnie ou de la même régions, du même pays, à apprécier et admirer ces richesses spirituelles et culturelles qui se trouvent dans les peuples du monde.

Nous comprenons pourquoi l'eucharistie est la source et le sommet de la vie chrétienne. Elle est la célébration du don de Dieu et le signe de notre accueil reconnaissant de ce don. Elle ouvre en nous le chemin de la Parole et nous dispose à son geste. Nous devenons l'espace visible du don de Dieu, offert à tous, montrant à tous la seule attitude possible devant le Christ: celle du prosterné. Par lui, avec lui et en lui. Le Christ nous oriente de l'intérieur vers son Père.

Puissions-nous donc laisser monter en nous cette action de grâce, ce merci pour la vie du Christ dans la nôtre et en nous relevant offrir au monde le geste qui sauve.

Méditation extraite du Père Joseph Ballong – Peinture de Bernadette Lopez

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