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Le blog de l'Equipe d'Animation Pastorale du berceau du fer

Cananéenne aux pieds du Christ

16 Août 2014 , Rédigé par E.A.P Publié dans #Méditation

Cananéenne aux pieds du Christ

L’évangile d’aujourd’hui nous parle d’une «étrangère» et de l’ouverture qu’on doit avoir envers ceux et celles qui sont différents de nous.
Dans cet épisode de Matthieu sur la Cananéenne, Jésus nous surprend… Il est réticent à guérir cette « étrangère », alors que les disciples auraient plutôt hâte de se débarrasser d’elle en lui donnant satisfaction. Eh bien non ! Jésus ne réagit pas à des injonctions simplement humaines. Eh bien oui ! Jésus ne distribue pas les guérisons sur commande !

Jésus entend le cri de la Cananéenne qui va jusqu’au plus profond d’elle-même. Elle puise dans son amour pour sa fille, le discernement de sa foi. ; « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! » Jésus, alors, ne se dérobe plus, et se laisse toucher par le réalisme de cette manifestation de foi.
Ne nous leurrons pas ! Notre baptême ne nous donne aucun privilège. La foi en cette parole de Dieu, que nous avons la chance de connaître, est notre seul et unique bien. Cette foi est un bien commun à tous les hommes. C’est elle qui peut faire notre unité. Jésus est venu pour tous les hommes de foi au-delà de nos rites, de nos pratiques, de notre appartenance à un peuple ou à une race...

Cela nous invite à découvrir, à révéler, en nous-mêmes et dans nos frères, tout ce qui procède de notre foi en Jésus Christ. Dieu ne fait pas de différence entre les hommes et veut pour nous, un bonheur commun et ensemble.

Cananéenne aux pieds du Christ

A travers cet amour de Dieu pour tous, il nous rend solidaires les uns des autres, au-delà de toutes nos manières de vivre…
Ce qui compte pour chacun de nous, c’est d’approfondir notre foi et la reconnaître à travers tous ceux qui nous sont étrangers au sens le plus large, c’est-à-dire, ceux que je rencontre ou que je fréquente sans essayer de les connaître. Ils sont, eux aussi, largement porteurs de cette foi et de cet amour.
Ce qui compte, c’est de partager et d’assumer toutes les vicissitudes de nos vies mêlées, c’est de « naître » ensemble à la vie de Dieu, d’ériger notre foi en véritable action, pour nous rendre participatifs de l’unité en Dieu.Car Dieu ne nous sauvera que tous ensemble !


Extrait de Yves Tricou - Diacre du Diocèse de Lyon

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